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Simulateur PER : estimer la baisse de ses impôts grâce au Plan d’Epargne Retraite

Peut-être avez vous déjà investi dans un plan d’épargne retraite ? Ou peut-être que vous songez investir dans ce type de placement ?

Le PER est un placement assez séduisant. Il vous permet en effet de constituer un capital pour votre retraite. A terme, vous pourrez sortir cet argent en capital ou le convertir en rentes viagères (versées jusqu’à la fin de votre vie).

Tous les PER ne se valent pas : préférez des plan en « architecture ouverte » disponibles chez tous les bons conseillers en gestion de patrimoine. Ces derniers pourront également vous proposer un suivi périodique de votre épargne afin de dynamiser vos avoirs.

Et bien évidemment, cerise sur le gâteau : le PER vous permet de profiter d’une déduction d’impôt. Vous diminuez ainsi vos impôts grâce à vos versements sur votre plan d’épargne retraite.

Je vous explique dans cet article le fonctionnement de la déduction d’impôt du PER et comment utiliser mon simulateur pour calculer votre avantage fiscal.

Les différents types d’avantages fiscaux

Il existe 3 types d’avantages fiscaux :

  • Les réductions d’impôts qui vous permettent de diminuer votre impôt dans sa propre limite (vous ne pouvez pas réduire plus d’impôts que vous n’en payez). Par exemple, la loi Pinel, la loi Girardin Industriel, le capital investissement
  • Les crédits d’impôts, qui vous permettent de réduire plus d’impôts que vous n’en payez. Ils ne sont pas nombreux : la garde d’enfant ou l’aide à domicile par exemple.
  • Les déductions d’impôts qui réduisent l’assiette de calcul de l’impôt. Le PER individuel et les plans d’épargne retraite entreprise en font partie !

Afin de limiter les avantages fiscaux, l’Etat a mis en place un plafonnement des niches fiscales. Si bien que vous ne pouvez pas cumuler plus de 10 000€ de réduction et de crédit d’impôt. Il existe néanmoins quelques exceptions mais nous n’en parlerons pas.

Vos cotisations PER sont plafonnées

Ce qui est intéressant dans le cas du PER, c’est qu’il s’agit d’une déduction d’impôt. Par conséquent, vous n’êtes pas limité par le plafonnement des niches fiscales.

Néanmoins, il s’applique un autre plafond : le plafond d’épargne retraite que vous pouvez vérifier sur votre avis d’imposition.

Voilà à quoi ressemble le détail du calcul du plafond, visible sur votre feuille d’impôt :

Vous pouvez bénéficier d’un plafond sur 3 années cumulées : chaque année (pour faire simple), on retient 10% de vos revenus professionnels nets. Les plafonds d’il y a plus de 3 ans sont définitivement perdus (d’où l’intérêt d’investir chaque année afin d’optimiser vos plafonds) !

Le calcul de l’avantage fiscal du PER

L’impôt sur le revenu est un calcul qui repose sur des tranches marginales d’imposition. Plus vos revenus sont élevés, plus les revenus supplémentaires sont lourdement taxés.

Par exemple, gagner 1 000€ de plus lorsque l’on est célibataire et que l’on déclare 15 000€ nous fait payer 110€ d’impôt supplémentaire. En gagnant 1 000€ de plus alors que vos revenus sont de 45 000€, c’est 300€ qui viendra s’ajouter à vos impôts !

Lorsque l’on s’acquitte de cotisations sur son plan PER, c’est la mécanique inverse qui se met en route : on gagne en pourcentage son taux marginal d’imposition sur le montant versé.

Par exemple, si je suis célibataire avec des revenus de 46 000€ et que je verse 1 000€ sur mon PER, je gagne 30% x 1 000€ = 300€.

En 2021, voici le barème de l’imposition sur le revenu :

Revenu imposable Taux d’imposition
Jusqu’à 10 084 € 0%
De 10 085 à 25 710 € 11%
De 25 711 à 73 516 € 30%
De 73 517 € à 158 122 € 41%
Au-delà de 158 122 € 45%

Donc (toujours si vous êtes célibataire) :

  • Si vous gagnez 100 000€, vous diminuerez vos impôts de 41% du montant abondé sur votre PER, dans la limite de 100 000€ – 73 517€ = 26 483€ (dans l’hypothèse ou ce montant est inférieur à votre plafond retraite, sinon on retient comme limite le plafond retraite)
  • Si vous gagnez 26 000€ et que vous versez 1 000€, 26 000€ – 25 711€ = 289€ sera soumis à un gain de 30% et les 1 000€ – 289€ = 711€ restants générerons 11% de baisse d’impôt
  • Bref, je pense que vous avez compris.

Maintenant, là où cela commence à être drôle… c’est que j’ai consciemment pris un cas simple pour que vous compreniez la logique.

Or, dans la majorité des cas, vous n’allez pas être célibataire mais PACSE, marié et avec des enfants par exemple. Il faut donc prendre en considération le nombre de parts fiscales :

  • 1 pour un célibataire
  • 2 pour un foyer avec PACS ou mariés
  • 0,5 par enfant dans la limite de deux puis 1 par enfant supplémentaire
  • Des cas particuliers comme parent isolé, enfant handicapté etc. qui vont moduler votre nombre de parts fiscales

Pas de panique, tout sera pris en compte dans le simulateur PER plus bas.

Cependant, pour que vous compreniez toujours comment cela fonctionne (important pour avoir un oeil critique sur les résultats qui sortent de la machine ou du site des impôts !), voici la méthodologie de calcul :

  1. On calcule le nombre de parts fiscales
  2. On divise le revenu global net par le nombre de parts fiscales
  3. On calcul l’impôt pour une part
  4. On multiplie ce résultat par le nombre de parts

Ensuite, on doit prendre en compte le quotient familial (promis, c’est la dernière étape !) :

  1. On calcule le nombre de parts fiscales sans celles des enfants. Par exemple 2 si couple marié avec trois enfants (on aurait trouvé 4 précédemment)
  2. On fait la même manipulation que précédemment pour trouver le montant de l’impôt sur le revenu

Enfin, on compare les deux résultats sachant qu’il n’est pas possible de réduire son impôt grâce à ces enfants dans la limite de 1 500€ par demi-part fiscale (ce résultat change chaque année, reportez-vous au site des impôts).

Par exemple, si vous aviez trouvé 15 000€ à la première étape puis 10 000€ à la seconde et que vous n’avez qu’un enfant (+0,5 part), l’impôt final sera de 15 000€ – 1 500€ = 13 500€ (et non 10 000€).

Comme vous pouvez le voir, le quotient familial va donc déformer le taux d’efficacité fiscale (le ratio avantage fiscal / montant investi sur le PER) et le rendre assez imprévisible… Ce qui jusifie le recours à un simulateur efficace et exhaustif pour éviter toute déconvenue !

Le simulateur d’investissement PER

Vous trouverez ci-dessous le simulateur utilisable en ligne. Les cellules bleues peuvent être modifiées par un clic de souris. Le simulateur réalise ensuite un calcul automatique à partir des nouvelles informations rentrées.

L’outil se veut précis, vous pouvez donc entrer :

  • Vos salaires nets imposables avant abattement pour frais professionnel
  • Les autres rémunérations nettes non soumis aux cotisations sociales (revenus professionnels BIC ou BNC par exemple). Dans ce cas, prenez en compte l’abattement
  • Les autres rémunérations nettes soumises aux cotisations sociales
  • Les rémunérations soumis au PFU. Cela n’a pas d’impact sur le calcul mais vous aurez un montant d’impôt exact.
  • Les réductions et crédits d’impôts soumises au plafonnement des niches fiscales (NF). Reportez-vous à la liste des avantages fiscaux à droite pour bien reporter les montants. Comme pour le Prélèvement Forfaire Unique, cela n’aura pas d’impact sur le calcul de l’avantage fiscal lié au PER mais vous aurez un calcul d’IR exact.
  • Entrez ensuite votre cotisation PER versée cette année (ou une estimation)

Vous avez ensuite le calcul détaillé de votre impôt sur le revenu (avec les histoires de part fiscal et de quotient familial). En faisant la différence d’IR calculé avant et après investissement PER, vous obtenez le gain lié à votre PER.

Les points de vigilance lors d’une simulation PER

L’efficacité d’un PER réside dans sa capacité à réduire votre impôt pour augmenter votre potentiel d’investissement.

Si vous vous trompez dans l’estimation du montant de l’impôt, la rentabilité nette de votre contrat PER va fortement chuter. Il est donc important de tout carder dès le départ et de bien s’assurer que vos simulations sont correctes.

Voici quelques points de contrôle pour vous éviter les erreurs classiques :

  • Assurez-vous de rentrer le bon nombre de parts fiscales. Parfois, les investisseurs oublie de comptabiliser une part supplémentaire pour la naissance de leur enfant ou d’en enlever une si l’un de leur enfant quitte le foyer fiscal.
  • Contrôlez que le montant versé n’excède pas le plafond d’épargne retraite, tous versements confondus. En effet, vous devez également comptabiliser les versements volontaires que vous avez pu faire durant l’année sur vos plan d’épargne retraite entreprise : PERCO, PERCOL, PERCAT ou encore Article 83 et Madelin.
  • Vous n’avez pas pris en compte vos réductions et crédits d’impôts : si le montant d’impôt est déjà très faible, il est parfois inutile de faire des versements sur son PER. Dans ce cas, préférez l’assurance-vie qui vous procurera plus de souplesse !
  • Autre point important : les versements sur un plan d’épargne retraite individuel sont bloqués jusqu’à la retraite. Assurez-vous de ne pas avoir besoin de votre capital d’ici là !

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