Si vous envisagez d’investir dans l’immobilier à l’international, vous vous interrogez probablement sur la fiscalité des revenus fonciers générés par ce type d’investissement.

L’option des SCPI internationales vous a-t-elle été suggérée ? Ces sociétés civiles de placement immobilier offrent la possibilité d’acquérir des parts dans un ensemble diversifié de propriétés situées aux quatre coins du monde.

Vous êtes à la recherche d’informations concernant les avantages et les inconvénients associés à ce type de placement, ainsi que des conseils pour optimiser votre situation fiscale ?

Cet article est conçu spécialement pour répondre à vos besoins !

Nous détaillerons ici ce que sont précisément les SCPI internationales, leur fonctionnement et leur régime fiscal en France et à l’international. Vous découvrirez également comment sélectionner les SCPI les plus adaptées à vos objectifs d’investissement, votre profil d’investisseur et votre situation fiscale actuelle.

Enfin, nous vous fournirons des stratégies d’investissement et des astuces pratiques pour investir efficacement dans les SCPI internationales.

Comprendre la fiscalité des SCPI internationales

Lorsque l’on envisage d’investir dans des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) internationales, saisir le fonctionnement de la fiscalité relative à ces investissements s’avère crucial.

Cette fiscalité varie selon plusieurs facteurs : la localisation des propriétés, le système d’imposition du pays concerné, ainsi que les accords fiscaux bilatéraux avec la France.

Cet article détaille les éléments fondamentaux à maîtriser pour comprendre la fiscalité des SCPI à l’échelle internationale.

Les bases de l’imposition pour les investisseurs français

En France, les revenus fonciers internationaux perçus par les investisseurs sont intégrés à l’impôt sur le revenu, en fonction du barème et de la tranche d’imposition applicable à chaque individu.

Par exemple, un contribuable célibataire disposant de 60 000 € de revenus nets imposables acquitte environ 11 104 € d’impôt sur le revenu, calculé par tranche selon le barème progressif applicable aux revenus 2025 (déclaration 2026) :

  • De 0 à 11 600 € : 0 %, soit 0 €
  • De 11 601 € à 29 579 € : 11 %, soit 17 979 € × 11 % = 1 978 €
  • De 29 580 € à 60 000 € : 30 %, soit 30 421 € × 30 % = 9 126 €

On retrouve bien 0 € + 1 978 € + 9 126 € = 11 104 €. Le barème est indexé chaque année : les seuils ci-dessus correspondent aux revenus 2025 (source : impots.gouv.fr / service-public.fr).

S’il perçoit également des revenus fonciers de source étrangère, par exemple 12 000 €, son revenu imposable de référence est de 72 000 €.

Ces 12 000 € s’ajoutent dans la tranche à 30 %, soit 30 % × 12 000 € = 3 600 € d’impôt supplémentaire, portant l’impôt total à environ 14 704 €, revenus fonciers étrangers inclus.

Cependant, les revenus fonciers étrangers sont exemptés de prélèvements sociaux, ce qui représente une réduction de 17,2% des coûts par rapport à des revenus fonciers français.

Si ces loyers de 12 000 € provenaient d’un immeuble français, ils supporteraient en outre des prélèvements sociaux de 12 000 € × 17,2 % = 2 064 €.

Il est important de noter que ces revenus peuvent également être taxés dans le pays d’origine des biens, selon les règles fiscales locales en place.

Pour cela, il faut se référer aux conventions fiscales.

Double imposition et conventions fiscales en vigueur

Afin d’éviter une double taxation, la France a établi des conventions fiscales avec plusieurs pays, offrant une protection aux investisseurs des SCPI internationales.

Ces accords permettent généralement une imposition des revenus fonciers dans le pays de localisation des biens, tout en octroyant un crédit d’impôt pour les taxes payées à l’étranger, limité à la hauteur de l’impôt français.

Ce dispositif assure que l’investisseur français n’est pas plus taxé qu’un investissement similaire réalisé en France.

Néanmoins, les taux d’imposition étrangers peuvent varier, étant parfois supérieurs ou inférieurs aux taux français.

Par exemple, le taux de prélèvement à la source pour des loyers générés par un immeuble en Allemagne est de 15,825%.

Les loyers allemands étant intégrés dans l’impôt français, le contribuable paiera des impôts sur le revenu supplémentaires. Pour éviter cette double imposition, il aura droit à un crédit d’impôt égal à l’impôt payé en France.

Les spécificités des revenus locatifs étrangers

Les revenus issus de la location de propriétés à l’étranger peuvent différer de ceux perçus en France en plusieurs points.

Par exemple, certains pays imposent un prélèvement à la source pour les investisseurs internationaux, simplifiant ainsi les démarches administratives. D’autres exigent une déclaration de revenus locale, ce qui requiert une connaissance des réglementations fiscales spécifiques au pays.

Des avantages fiscaux peuvent également être accordés, comme des crédits d’impôt, voire des exonérations. Plusieurs pays offrent un cadre fiscal plus avantageux que la France pour les investissements immobiliers, grâce à des taux d’imposition réduits, une base imposable allégée, ou des systèmes d’indexation des loyers.

Nous rappelons que les revenus fonciers étrangers ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux de 17,2%.

Selon la convention fiscale applicable, chaque pays relève de la méthode de l’imputation ou de l’exonération. Ces conventions peuvent évoluer : reportez-vous au BOFiP ou à votre conseiller pour le régime en vigueur. À titre indicatif :

La méthode fiscale de l'imputation ou de l'exonération pour le calcul de la fiscalité étrangère des revenus des SCPI
La méthode fiscale de l’imputation ou de l’exonération pour le calcul de la fiscalité étrangère des revenus des SCPI

La méthode de l’imputation

La méthode de l’imputation consiste à :

  • On ajoute les revenus étrangers à sa déclaration d’impôt ;
  • Les revenus étrangers sont fiscalisés à la tranche marginale d’imposition (TMI) ;
  • On retranche à l’impôt sur le revenu un crédit d’impôt égal aux revenus étrangers multipliés par le taux effectif (taux moyen d’imposition).

Reprenons notre exemple de revenus étrangers allemands (12 000 €), soumis à la méthode de l’imputation.

Ces 12 000 € sont d’abord intégrés au revenu imposable, puis un crédit d’impôt égal à 12 000 € × le taux moyen d’imposition du foyer vient neutraliser l’impôt français correspondant. Dans notre exemple (taux moyen d’environ 20 %), les revenus étrangers ressortent nets d’un montant très proche de leur montant brut. Le résultat exact dépend de votre taux moyen et de votre situation : estimez-le avec notre simulateur SCPI ou le simulateur officiel d’impots.gouv.fr.

La méthode de l’exonération

La méthode de l’exonération donne un résultat similaire mais la logique est légèrement différente. Les revenus sont exonérés (non fiscalisés) mais contribuent au calcul du taux effectif :

  • On ajoute les revenus étrangers à sa déclaration d’impôt ;
  • Les revenus étrangers sont fiscalisés à la tranche marginale d’imposition (TMI) ;
  • On retranche à l’impôt sur le revenu l’impôt généré par les revenus (exonérés), qui est égal aux revenus étrangers multipliés par le taux effectif (taux moyen d’imposition).

Reprenons l’exemple avec des revenus néerlandais (les Pays-Bas appliquant la méthode de l’exonération).

Ici, les revenus étrangers ne sont pas imposés en France, mais ils sont pris en compte pour déterminer le taux moyen appliqué à vos autres revenus (règle dite du taux effectif). En pratique, le résultat est très proche de celui de la méthode de l’imputation. Là encore, le calcul dépend de votre situation : utilisez notre simulateur SCPI pour l’estimer.

Le résultat est donc identique à la méthode de l’imputation.

Vous envisagez d’investir en SCPI mais vous ne savez pas par où commencer ? En quelques clics, simulez votre investissement et estimez votre rendement, votre cash-flow et votre effort d’épargne, au comptant ou à crédit. C’est gratuit et sans engagement. Un conseiller peut ensuite vérifier le résultat au regard de votre situation.

Faire une simulation gratuitePrendre rendez-vous

Optimiser sa fiscalité en investissant dans les SCPI internationales

Investir dans les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) internationales peut, sous conditions, alléger la fiscalité des revenus fonciers, sans aucune garantie de rendement ni de gain.

Pour bénéficier pleinement de cet avantage, il est essentiel de sélectionner judicieusement les SCPI, de gérer efficacement les crédits d’impôt étrangers et de comprendre les conventions fiscales applicables.

Découvrons ensemble comment optimiser votre fiscalité via les SCPI internationales.

Choisir les SCPI en fonction du régime fiscal

La fiscalité applicable aux SCPI internationales varie selon le pays où les propriétés sont localisées, offrant une large gamme de régimes fiscaux, certains étant plus favorables que le régime fiscal français.

Pour identifier les SCPI qui correspondent le mieux à votre situation fiscale, il est crucial de comparer les taux d’imposition, les bases imposables, les avantages fiscaux et les accords fiscaux disponibles dans chaque pays.

Les SCPI investissant en Allemagne, au Portugal ou aux Pays-Bas, par exemple, jouissent généralement d’une fiscalité plus avantageuse que celles investissant en France, en Italie ou en Espagne.

Diversifier votre portefeuille de SCPI selon les pays et les secteurs d’activité est une stratégie prudente pour minimiser les risques et saisir les opportunités du marché immobilier européen.

Pour vous aider à vous constituer un portefeuille de SCPI diversifiées, contactez l’un de nos experts patimoniaux.

Gérer efficacement les crédits d’impôt étrangers

Les revenus fonciers perçus à l’étranger sont soumis à l’imposition tant dans le pays d’origine que en France, selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu français.

Pour éviter une double imposition, la France octroie un crédit d’impôt ou une exonération d’impôt correspondant au montant payé à l’étranger, sans dépasser le montant dû en France.

Une gestion adéquate des crédits d’impôt étrangers implique de déclarer vos revenus fonciers internationaux via le formulaire 2047, en précisant les montants brut et net ainsi que l’impôt payé à l’étranger.

Ces informations doivent ensuite être reportées sur le formulaire 2042, aux lignes 8TK (montant brut), 8TL (montant net) et 8TM (crédit d’impôt).

Si l’impôt étranger est supérieur au taux français, un remboursement du crédit d’impôt excédentaire peut être sollicité.

Stratégies d’investissement et considérations pratiques

Investir dans les SCPI internationales demande une attention particulière aux modifications fiscales, aux régions géographiques privilégiées, ainsi qu’à l’essentielle diversité et analyse des coûts.

Voici des points cruciaux à envisager pour peaufiner votre stratégie d’investissement en SCPI internationales.

Anticiper les changements fiscaux et adapter son portefeuille

Le régime fiscal des revenus de source étrangère peut évoluer au gré des lois de finances et des conventions internationales : il est prudent de revoir régulièrement l’allocation de votre portefeuille.

Pour vous y préparer, ajustez votre portefeuille de SCPI à votre situation fiscale et aux taux d’imposition internationaux.

Il est judicieux de favoriser les SCPI dans des pays au taux d’imposition égal ou inférieur à celui de la France pour maximiser les crédits d’impôt étrangers.

Vous pouvez aussi diversifier avec des SCPI positionnées dans des pays au taux supérieur, en tenant compte des mécanismes de crédit d’impôt propres à chaque convention.

Sélection des zones géographiques les plus favorables

Choisir les bonnes zones géographiques est vital lorsqu’il s’agit d’investir dans les SCPI internationales, les impôts locaux influant directement sur vos rendements.

Les facteurs à considérer comprennent la croissance économique, la stabilité politique et les dynamiques de marché immobilier.

Selon ces critères, des régions souvent citées comme favorables incluent l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, l’Irlande et la Scandinavie.

L’importance de la diversification et de l’analyse des coûts

Diversifier son portefeuille et étudier les frais liés aux SCPI internationales sont des étapes clés pour sécuriser vos investissements.

La diversification minimise les risques et optimise les potentialités du marché immobilier européen.

Il est recommandé de varier vos investissements par pays, secteurs et gestionnaires. Un examen minutieux des frais – de souscription, de gestion, de transaction et de change – est également crucial pour évaluer la rentabilité de votre investissement et choisir les SCPI offrant les meilleures conditions.

Calculer la fiscalité internationale des SCPI avec notre simulateur

Utilisez notre calculateur en ligne SCPI pour déterminer les rendements nets de fiscalité internationale de vos investissements de SCPI.

Conclusion

Avec ces informations, vous êtes maintenant prêts à naviguer dans le monde de la fiscalité des SCPI internationales. Vous détenez les connaissances de base sur ce qu’elles sont, leur mode de fonctionnement et leur régime fiscal tant en France qu’à l’international.

Les avantages et les inconvénients de cet investissement vous sont aussi familiers, tout comme les stratégies à adopter et les points pratiques à prendre en compte. Le moment est venu de passer à l’action. Pour ce faire, sollicitez l’aide d’un conseiller spécialisé en SCPI internationales, qui vous guidera dans la sélection et la gestion de votre portefeuille d’investissements.

Investir en SCPI, y compris internationales, comporte un risque de perte en capital et de liquidité ; les revenus distribués comme la valeur des parts ne sont pas garantis et dépendent des marchés immobiliers et de l’évolution des conventions fiscales. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé : nos conseillers Invest’Aide (CIF membre de l’Anacofi, ORIAS 21001101) vous accompagnent selon votre situation.

À lire également

Un projet patrimonial ? Parlons-en.

Nos conseillers vous accompagnent dans la définition d'une stratégie sur-mesure, en toute indépendance.

Prendre rendez-vous Nous contacter
+33 1 87 27 03 26