Qu’est ce qu’un contrat d’assurance-vie multisupport ?

Publié par Cyrille le

assurance-vie multisupport

Le contrat d’assurance-vie multisupport vous permet d’investir dans les traditionnels fond en euros garantis mais également dans les unités de compte. Les unités de compte sont des fonds non garantis qui vous expose à plus de risque mais qui présentent un gain potentiel bien plus élevé sur le long-terme. Je vous explique comment choisir votre assurance-vie multisupport et comment investir dans des unités de compte performantes.

 

Comment fonctionne un contrat d’assurance-vie multisupport ?

 

Un contrat d’assurance-vie multisupport est une enveloppe fiscale qui vous permet d’investir dans l’économie réelle : les actions, les obligations (dettes d’entreprises et d’état), l’immobilier mais aussi les matières premières, les métaux précieux etc.

Ce contrat d’épargne est souscrit auprès d’un assureur (une compagnie d’assurance-vie) qui le gère. Son objectif est donc de valoriser un capital sur une durée préalablement définie.

A l’ouverture, l’assuré réalise un versement initial qu’il peut compléter ensuite par des versements programmés ou des versements complémentaires. Il pourra ensuite, sur simple demande auprès de son assureur, demander le rachat de tout ou partie du capital. En fonction de la durée qui sépare la date de souscription et celle du rachat, une fiscalité différente s’appliquera.

Bref, l’assurance-vie est l’un des moyen les plus simples et les plus souples pour commencer à épargner sur des supports différents et rentables.

Notez que l’assurance-vie ne doit pas être confondue avec l’assurance décès. Bien que l’assuré doit désigner des bénéficiaires sur son contrat d’assurance-vie, la vocation première de ce contrat est bien d’avoir un placement financier et non de verser un capital à ses héritiers en cas de décès.

 

Les différents types de gestion au sein d’une assurance-vie

 

Une assurance-vie peut se gérer de différentes manières. Vous pouvez vous rapprocher de votre assureur ou de votre conseiller pour savoir quelles sont les options de gestion qui se présentent à vous.

Globalement, les types de gestion sont les suivantes :

  • La gestion libre : vous construisez et vous gérez vous-même votre assurance-vie ;
  • La gestion profilée : en fonction de votre profil de risque (sécurisé, prudent, équilibré ou dynamique) et de votre horizon de placement (court-terme, moyen-terme ou long-terme), votre assureur ou votre conseiller va vous recommander une allocation déjà toute faite ;
  • La gestion sous-mandat : vous déléguez totalement la gestion à un gérant. C’est lui qui réalisera les opérations d’achat et de vente des fonds (arbitrages) selon votre profil de risque et votre horizon de placement ;
  • La gestion pilotée : votre capital est réparti entre des fonds euros et des unités de compte. En fonction de la durée d’investissement restante (par exemple le nombre d’années avant la retraite), l’assureur va arbitrer automatiquement pour sécuriser petit à petit votre capital.

Il n’existe pas de mode de gestion parfait. Cela dépendra avant tout de vos préférences et de votre expérience. Sachez néanmoins qu’il existe des avantages et des inconvénients pour chaque type de gestion.

La gestion libre vous demandera de l’expérience et parfois même du sang-froid pour suivre votre portefeuille et prendre les bonnes décisions de gestion.

La gestion profilée ou pilotée sont simples mais parfois, les assureurs ne mettront pas les meilleurs fonds dans leurs recommandations.

La gestion sous-mandat peut-être intéressante si vous n’avez pas le temps ou les compétences pour gérer votre assurance-vie. Cependant, cela à un coût en terme de frais de gestion (qui vous pénalisent sur le long-terme). De plus, les gérants ne sont pas impartiaux dans leur gestion et auront tendance à recommander leurs propres fonds… qui ne sont pas toujours les meilleurs.

Pour servir au mieux les intérêts de mes clients, j’ai fait le choix de leur proposer des assurances-vie multisupports en gestion libre. Je fais ensuite le suivi des contrats d’assurance-vie et leur recommande les fonds et les arbitrages nécessaires. Et cela, sans surcoût sur les frais de gestion.

 

Le capital d’une assurance-vie est-il garanti ?

 

Seule la part de fonds en euros est garantie par l’assureur. Les unités de compte, eux, n’ont que leur nombre de parts garantis (et non leur valeur).

Ls fonds en euros sont une spécificité française et assure à l’investisseur de récupérer à minima le capital investi (diminué des frais du support et de l’enveloppe de l’assurance-vie). Les fonds euros vous permettent ainsi de protéger votre capital. En revanche, le rendement est très faible et continuera à baisser dans les années à venir. Notez également que l’inflation est supérieure au rendement des fonds euros.

C’est la raison pour laquelle vous devez privilégier ce type de placement uniquement sur un horizon très court (2 à 3 ans).

Sachez également qu’il existe des fonds euros « boostés » qui vous permettent d’obtenir des rendements supérieurs aux fonds euros classiques sans prise de risque supplémentaire. Par exemple, je distribue l’un des fonds euros les plus performants du marchés : 3,2% net en 2018.

 

L’argent est-il toujours disponible ?

 

Oui. C’est d’ailleurs l’un des points forts de l’assurance-vie.

L’assureur vous garanti la liquidité de votre assurance-vie. Vous pourrez ainsi et à n’importe quel moment demander un rachat partiel ou total de votre assurance-vie.

Un rachat partiel vous permettra de récupérer une partie des fonds investis et les plus ou moins values générées. Alors qu’un rachat total clôturera votre assurance-vie via un retrait total de votre capital et des éventuels gains et pertes.

Si vous avez investi dans des fonds en euros, vous êtes sûr de récupérer à tout moment le capital versé (diminué de frais de l’assurance-vie). Cela est moins certain lorsque vous investissez dans des OPCVM ou SICAV.

C’est la raison pour laquelle vous devez, dès la souscription, connaître votre horizon de placement pour vous diriger vers des fonds adaptés. Les fonds euros sont très bien si vous placez votre argent sur quelques années. Au-delà, je vous conseille d’incorporer des unités de compte pour obtenir un meilleur rendement.

 

Combien rapporte un contrat d’assurance-vie ?

 

Il est très difficile de répondre à cette question…

D’une part, cela dépend de l’allocation de votre contrat. C’est-à-dire, des fonds qui composent votre assurance-vie.

Une allocation dynamique, exposée principalement en actions aura un rendement beaucoup plus élevé sur le long-terme qu’une allocation 100% en fonds euros (rendement de 1% à 2% maximum).

D’autre part, tous les fonds ne se valent pas. Certains sont lourdement chargés en frais et les gérants ne délivrent pas de performances exceptionnelles. Vous aurez donc des performances bien faiblardes comparé à celles des marchés financiers.

Enfin, les frais de l’enveloppe assurance-vie vont impacter la performance totale. Il existe deux types de frais : les frais sur versement et les frais de gestion.

Les frais de versement limitent le capital investi à l’entrée. Cependant, ils sont prélevés une seule fois, donc peu douloureux sur le long-terme.

Les frais de gestion eux, viennent effriter chaque année votre rentabilité nette. Le montant prélevé devient donc vite important pour un investisseur long-terme.

Bien sûr, l’idéal est de diminuer les frais mais regardez également si vous de devez pas faire des concessions trop importantes en terme de qualité d’assurance-vie, de fonds ou de services. Je vous conseille donc d’avoir une tarification adaptée à votre allocation et à votre horizon de placement.

 

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?

 

La fiscalité de l’assurance-vie est très attractive. C’est d’ailleurs l’avantage principal de ce placement, que ce soit sur les plus-values générées ou sur le capital transmis au décès de l’assuré.

A défaut de tout rachat, les assurés ne sont pas fiscalisés sur les intérêts ou plus-values générés chaque année. Seul le fonds euros est soumis au prélèvement sociaux de 17,2%.

Lors du retrait, les gains sont soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Le capital versé, lui, ne sera jamais fiscalisé ou soumis aux prélèvements sociaux.

Si votre contrat a moins de 8 ans, les intérêts seront soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% qui se compose de 12,8% d’impôts et de 17,2% de CSG-CRDS. Vous avez également la possibilité de demander une option à l’impôt sur le revenu (intéressant si vous êtes très peu ou pas fiscalisé).

Les contrats ayant plus de 8 ans bénéficient d’un abattement de 4 600€ sur leurs gains (si l’assuré est une personne seule, 9 200€ pour un couple). Cet abattement est annuel et est donc « rechargé » tous les ans.

Au-delà de l’abattement, vous devrez régler 7,5% d’impôt en plus des contributions sociales.

 

Comment protéger sa famille grâce à l’assurance-vie ?

 

L’assurance-vie n’entre pas dans la succession du défunt. Par conséquent, l’assuré peut choisir librement les bénéficiaires de son capital.

La répartition peut se faire selon une quote-part ou selon un montant défini. L’investisseur peut ajouter autant de bénéficiaires qu’il le souhaite, qu’ils soient héritiers légaux ou non.

Pour les versements effectués avant 70 ans, les bénéficiaires auront une franchise de 152 500€. Au-delà, il faudra appliquer les règles de succession classiques, qui dépendent du degré de parenté entre le défunt et le bénéficiaire.

 

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