Il existe plusieurs prix pour une prestation de conseiller en gestion de patrimoine. Choisir un gérant de patrimoine sans honoraires est une décision à réfléchir au préalable pour éviter toute erreur. En effet, ce professionnel se chargera de mettre des mesures en place afin de faire fructifier vos économies (court, moyen et long terme). Découvrez les critères essentiels à prendre en compte avant de le choisir.

S’apprêter à passer par un gestionnaire de patrimoine peut provenir de différents besoins. Vous pouvez choisir de lui confier un mandat de gestion après un héritage, ou tout simplement y avoir recours car vous souhaitez constituer un complément de retraite, préparer votre succession ou encore anticiper les frais pour financer les études de vos enfants. Mais il faut prendre en compte certains éléments avant de choisir et cet article vous livrera les informations nécessaires pour choisir au mieux votre gérant de patrimoine sans faire d’erreur.

Quelle est la différence entre un conseiller en gestion de patrimoine gratuit ou payant ?

Qu’il soit rémunéré par honoraires ou uniquement par commissions sur les produits distribués, le gestionnaire de patrimoine perçoit une rétribution pour le travail qu’il réalise.

Il faut mieux un bon conseil payant qu’un mauvais gratuit. En revanche, il existe de nombreux conseillers en gestion de patrimoine qui sont en capacité de vous délivrer « gratuitement » (comprenez sans honoraires) un conseil de très grande qualité.

Comme un certain nombre de conseillers, j’ai fait le choix d’appartenir à un réseau de conseillers pour proposer du conseil sans honoraires. Cela me permet d’avoir accès à des produits dont les marges ont été mieux négociées, contrairement à un conseiller isolé. Ce dernier doit d’ailleurs établir lui-même ses partenariats, ce qui est extrêmement chronophage. Je réinvesti ce temps dans mes rendez-vous clients et dans la qualité des comptes rendu délivrés.

Cette démarche vertueuse me permet de délivrer de la qualité. Mes clients viennent ainsi à recommander mes services. Je me développe ainsi uniquement par bouche-à-oreille pendant que d’autres professionnels de la gestion privée prennent leur téléphone pour démarcher des clients potentiels.

Vérifier l’agrégation par le gouvernement et les organismes professionnels

Bien que la définition légale du conseiller en gestion de patrimoine soit trop floue, il est possible de prendre en compte certains éléments pour vérifier le sérieux du professionnel et des réponses apportées. En ce qui concerne l’épargne, le professionnel se doit d’adhérer à une association professionnelle agréée par l’AMF, et il n’en existe que 4. Cette vérification est importante car certains produits immobiliers restent en dehors de la surveillance du gendarme de la bourse.

Il ne faut donc pas accorder votre confiance à ceux n’ayant aucune immatriculation à l’Orias, c’est-à-dire le registre unique des intermédiaires en ce qui concerne l’assurance, la banque et la finance. En cas de litige, le label vous permettra de bénéficier des assurances souscrites par le professionnel et l’association à laquelle il appartient.

La capacité multicarte

Ce professionnel doit bénéficier d’une qualité de gestion qui sera liée à la diversité des placements accessibles. C’est-à-dire : actions, obligations, produits dérivés, assurance vie, contrat Madelin, Perp, immobilier…

Il faut également vous assurer de son indépendance vis-à-vis des établissements financiers, mais ce n’est pas tout. Pour ceux travaillant en architecture ouverte, vous aurez accès à un univers de gestion bien plus vaste et plus diversifié, cela peut vous aider.

Se méfier de ceux ne parlant que du rendement futur

Il faut être attentif dès le départ et se méfier de la personne en face de vous. Un conseiller en gestion de patrimoine qui ne parlera que de ses exploits et d’eux-mêmes sont à fuir très rapidement pour éviter les déceptions. Lors de votre entretien, il faudra rester attentif à chaque chose pour éviter de choisir la mauvaise personne. Vous aurez un bilan de votre patrimoine effectué par le professionnel, il faudra donc lui fournir de nombreuses informations pour qu’il vous donne le meilleur conseil possible. Vous devrez donner votre horizon de placement, votre âge, vos projets professionnels et familiaux, vos placements (actuels mais également passés) et vous pouvez le faire en toute confiance car tout reste confidentiel.

Vous aurez donc un long questionnaire à suivre avec sérieux afin de lui donner les renseignements nécessaires. S’il ne vous questionne pas, vous devrez remettre ses compétences en question !

A la fin de tous ces échanges, il devra vous remettre un DER (document d’entrée en relation) qui mentionnera les caractères d’identité et de légalité comme les agréments, l’assurance etc.

Une lettre de mission compatible avec votre demande

Lors de ce long questionnaire pour recueillir vos informations, les conseillers devront vous faire parvenir le nombre d’intermédiaires financiers avec lesquels ils travaillent ainsi que le coût. Vous devrez impérativement recevoir une lettre de Mission pour résumer votre appétence au risque. Cela vous donnera donc les conseils tirés de l’examen de votre dossier et cette lettre indiquera également la rémunération qu’il faudra reverser à votre conseiller pour les futurs services auxquels vous ferez appel.

Demander un rapport écrit avec les préconisations

Cela fait beaucoup de paperasse mais il est important que tout soit clair et que vous soyez protégés. Il faudra donc demander un document détaillé et illustré pour avoir une indication très claire à propos des intentions de ce professionnel et de ce qu’il compte faire de votre argent. Si le document est long et que vous mettez du temps à tout lire, ce n’est pas grave au contraire. Il faut demander à obtenir un document grandement détaillé pour s’assurer qu’aucun détail important ne sera laissé de côté.

Le professionnel devra donc établir la répartition des avoirs (entre les différentes classes d’actifs), les horizons de placement, les produits financiers qui y correspondent. Il faudra y trouver des graphiques, des tableaux montrant les véhicules financiers où votre argent sera investi (et vérifier qu’à chaque ligne, vous voyez apparaître le montant placé, les rendements futurs, les frais d’entrée et de gestion, le prix des parts, la croissance prévue, la plus-value).

Plus votre document sera fourni, plus vous aurez les informations nécessaires pour que tout soit clair et précis alors ne reculez pas devant la lecture.

Prenez garde aux commissions excessives

Bien qu’il soit normal qu’un conseiller soit rémunéré pour son travail fourni, certains gestionnaires de patrimoine exagèrent sur leur rémunération.

Des épargnants se détournent donc des conseillers en gestion de patrimoine et souscrivent sur des plateformes en ligne lowcost (banques, courtiers etc.). Attention, les frais limités s’expliquent par un conseil bien souvent inexistant ou des montages de rétro commissions peu transparente. Le client croit économiser des frais, en revanche, il est perdant : la performance de ses placements n’est pas optimale.

Demandez donc de la transparence au distributeur de produits financiers en lui exigeant la décomposition des frais qu’il prélève.

Les frais d’entrée, de l’ordre de 5% sur une assurance-vie, sont négociables en fonction du montant déposé. En revanche, les frais de gestion ne sont pas négociables car les partenaires du distributeur (assureur, gestionnaire d’actifs etc.) sont rémunérés avec ces frais.

Gardez un œuf sur les frais de gestion. Il n’est pas rare de rencontrer des fonds demandant des commissions de sur-performance très élevés. Ces commissions sont prélevées lorsque la performance du fonds est supérieure à un rendement prévu. Lisez bien le document d’information clé pour repérer tous les frais prélevés par l’asset manager.

Concernant les frais de sortie, ils sont de plus en plus rare et s’élèvent, en moyenne, à 1% du montant transféré.

Que faire en cas de litige ?

Il est possible que votre conseiller ne retienne pas la bonne solution et que votre patrimoine soit grevé d’une perte. Votre conseiller en gestion de patrimoine est équipé d’une assurance pour vous indemniser. Elle figure d’ailleurs dans les correspondances écrites que vous entretenez avec lui.

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